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« Sel et Lumière »

Le sel, c’est ce qui donne du goût aux choses. Je ne sais pas s’il vous est aussi arrivé d’oublier le sel dans les pâtes, mais ça n’est pas très bon. Un repas sans sel du tout est un repas qu’il n’est pas agréable de manger. Et il n’y a pas besoin de beaucoup de sel pour donner du goût à tout le plat. De la même manière, les disciples de Jésus sont peu nombreux, et sont souvent dispersés au milieu de ceux qui ne croient pas. Mais leur présence peut tout changer ; nous n’avons pas besoin d’être la majorité pour faire voir le Royaume de Dieu sur terre.

Jésus souligne aussi que si le sel n’est plus salé, il ne sert à rien. Le sel a un seul rôle : donner un goût salé. S’il ne le fait plus, il ne vaut pas mieux que la poussière du sol. Et si le sel n’est plus salé, il n’y a rien d’autre qui puisse lui redonner son goût. Seul le sel est salé, il ne peut pas compter sur autre chose pour être salé à sa place.

Que veux dire pour nous perdre le goût salé ? Autrement dit, quel est le rôle de l’Église qu’elle seule peut remplir ? Ce que l’Église a en propre, c’est d’être témoin de Jésus-Christ. C’est d’annoncer l’Évangile de Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification. C’est de vivre la vie qui découle du salut en Jésus-Christ. Les chrétiens dans le monde sont les seuls à être porteurs du message du salut en Jésus-Christ. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera. Le gouvernement ne va pas annoncer l’évangile, les entreprises ne vont pas annoncer l’évangile, les médias ne vont pas annoncer l’évangile. C’est notre tâche à nous comme disciples de Jésus de le faire

Parfois, en tant qu’Église, on peut se sentir dévalorisé, à côté de la plaque. On peut penser que le monde ne s’intéresse pas à nous, et que l’on n’a rien pour attirer les gens. On peut tomber dans le piège de se dire qu’on peut attirer les gens en ayant un style de musique plus contemporain. Ou en ayant des activités plus «fun». Ou en atteignant des sommets de réflexion intellectuelle et de pertinence culturelle. Je ne dis pas que ces choses sont mauvaises. Mais si nous essayons d’attirer les gens à l’Église par ces moyens, nous nous trouvons en concurrence avec toutes les autres organisations et entreprises qui utilisent les mêmes moyens. Lorsque l’Église veut attirer les gens avec autre chose que le message de l’Évangile mis en pratique, elle finit par ne plus se distinguer du monde qui l’entoure, par ne plus rien apporter de spécifique. Alors, elle perd vraiment son sel et ne sert plus à rien. Au contraire, il nous faut être et rester les messagers du Christ. C’est quand nous annonçons le salut en Jésus-Christ, quand nous vivons comme il nous y appelle, que nous avons quelque chose que personne d’autre n’apporte.

Juste avant notre passage, Jésus disait «Heureux serez-vous lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi.»(Mt 5.11, SG21) Jésus sait que ses disciples feront face à l’hostilité du monde quand ils parleront de lui. Cela pourrait pousser à ce décourager, à ne plus parler de Jésus. Le passage d’aujourd’hui est aussi un encouragement à ne pas se décourager, à ne pas renoncer à témoigner de Jésus, malgré les persécutions. N’arrêtons pas de témoigner de Jésus, parce que si nous ne le faisons pas, personne le fera ! Notre rôle dans le plan de Dieu et de Jésus est crucial, et il ne nous faut pas l’abandonner.

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